Je garde un très bon souvenir de mon passage au master en études européennes de l’ancien institut européen de l’Université de Genève (IEUG). En effet, la disponibilité du corps enseignant et l’approche interdisciplinaire qui y régnaient constituaient des éléments particulièrement originaux et stimulants pour les étudiants. Ces derniers étaient peu nombreux et pouvaient donc toujours avoir le loisir d’exprimer leurs opinions lors des cours et séminaires. J’appréciais, comme beaucoup d’autres étudiants, cette spontanéité car elle imprimait un vrai rythme à ces enseignements. Plus particulièrement, je me souviens des bons moments que j’ai passé lors de l’excellent séminaire proposé par le Professeur Nicolas Levrat sur le fédéralisme en Europe. Cet enseignement permettait aux étudiants d’acquérir de solides connaissances en la matière tout en leur laissant la possibilité de débattre des enjeux importants d’un possible avenir fédéral pour l’Union européenne. Par ailleurs, le mémoire de master que j’ai rédigé sous la supervision du Professeur René Schwok et qui me donna un goût certain pour la recherche constitue lui aussi une excellente expérience.

En 2011, après avoir fini mes études à Genève, j’ai opté pour un second master (postgrade) au Collège d’Europe à Bruges. Mon séjour dans cette excellente institution a parachevé ma formation universitaire dans le domaine de l’intégration européenne. En effet, j’ai pu y acquérir des connaissances plus fines sur les institutions de l’UE et leur fonctionnement (notamment politique et administratif).

Par la suite, cherchant à développer des expériences professionnelles en lien avec l’intégration européenne, je suis devenu chef de projet adjoint du laboratoire d’idée EuropaNova à Paris. Le but de cet organisme très dynamique et constitué uniquement de jeunes cadres talentueux était alors de promouvoir une Europe politique, ce qui correspondait assez bien à mes idéaux. Je garde aussi un excellent souvenir de cette expérience et particulièrement des voyages que j’ai réalisé dans le cadre de mes activités (particulièrement à Berlin).

Début 2013, j’ai décidé de réorienter ma carrière et de revenir dans le monde académique. En effet, j’avais depuis longtemps considérer la possibilité de mener une recherche sur le sujet fascinant mais non moins complexe des relations entre l’UE et la Suisse. Ainsi, c’est au nouveau Global Studies Institute (GSI) de l’Université de Genève, institut successeur de l’IEUG, que j’ai pu entamer un programme doctoral en science politique. Peu après, j’ai donc pu débuter une thèse portant sur la stratégie de négociation de l’UE dans les accords bilatéraux (un sujet jusque là peu abordé par la littérature scientifique). Parallèlement, à mes activités de recherche, j’y dispense quatre séminaires par an à des étudiants de niveau bachelor. Cette première expérience d’enseignement a été particulièrement stimulante car j’ai pu développer mes qualités pédagogiques.

Enfin, dernière étape de mon parcours professionnel, j’ai récemment commencé à collaborer avec le laboratoire d’idée foraus (un organisme comptant environ 900 membres et présent aux quatre coins de la Suisse). Depuis le début de cette année, j’y ai été engagé en tant que responsable du programme Europe. A ce titre, je mène un certain nombre de recherches sur le thème de l’intégration européenne et j’organise de nombreux débats et autres conférences avec des intervenants de premier plan. Ces activités complètent à merveille les recherches liées à ma thèse de doctorat actuelle. 

Cenni Najy
Assistant/doctorant au Global Studies Institute

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