Si le programme d’échanges étudiant Erasmus est connu et reconnu, le « programme Erasmus + » est quant à lui encore méconnu du grand public, et pourtant c’est à lui qu’il s’adresse tout particulièrement.

Le programme Erasmus + c’est le nouveau programme jeunesse de l’UE mis en place par la Commission européenne, pour 2014-2020.

Erasmus +

Avec un budget de plus de 14 milliards d’euros pour les sept années à venir, le programme d’éducation Erasmus + devrait permettre à plusieurs millions de personnes d’étudier, de se former et de participer à des activités de volontariat, à l’étranger.

Erasmus + encourage ainsi la mobilité des jeunes de 13 à 30 ans – quel que soit le niveau de diplôme ou de formation – et des travailleurs de jeunesse pour apprendre et acquérir des compétences et aptitudes professionnelles, dans un autre pays.

Ce programme réunit tous les mécanismes européens et internationaux actuellement mis en œuvre pour l’éducation et la formation. Il propose une approche intégrée et simplifiée des 7 programmes existants des secteurs éducation, formation et jeunesse, à travers trois actions clés : la mobilité, la coopération et la réforme des politiques de jeunesse.

Le programme Erasmus + s’articule autour de trois actions, dites « actions-clés ».

Ces 3 actions-clés du volet jeunesse sont les suivantes :
Action 1 : Mobilité des jeunes/travailleurs de jeunesse à des fins d’apprentissage.
Action 2 : Coopération en matière d’innovation et d’échanges de bonnes pratiques (partenariat stratégique pour promouvoir l’apprentissage et échange de pratiques, initiatives jeunes transnationales, renforcement des capacités des structures de jeunesse).
Action  3 : Soutien à la réforme des politiques.

En l’occurrence, nous nous intéresserons ici davantage à l’action 1 intitulée « Mobilité des jeunes/travailleurs de jeunesse à des fins d’apprentissage ».
Cette action se divise elle même en 3 programmes : échange de jeunes (6 a 21 jours, 13-30 ans ) , service volontaire européen (14 jours à 12 mois, 17-30 ans) et mobilité/formation des travailleurs jeunesse (2 jours à 2 mois).

Ce volet concerne les pays du programme, soit les 28 pays membres de l’UE, ainsi que la Turquie, la Norvège, le Liechtenstein, l’Islande, la Macédoine et les pays voisins de l’Europe répartis en 4 zones géographiques – région 1 : Balkans occidentaux, région 2 : partenariat oriental, région 3 : pays méditerranéens, région 4 : Fédération de Russie – . Remarquons par ailleurs que la Suisse est le seul pays européen exclu de ce programme – et cela depuis la votation concernant l’initiative « Contre l’immigration de masse » du 9 février 2014

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Les échanges de jeunes, appelé youth exchange – car oui, tous les programmes d’échanges de jeunes sont dans la langue de Shakespeare (!) – , s’adressent aux jeunes de 13 à 30 ans – même si dans les faits, c’est davantage aux jeunes de 20 à 28 ans. C’est une occasion de rencontrer des jeunes européens, d’établir un contact, de partager nos cultures respectives, de prendre conscience de nos différences certes, mais aussi, et surtout au fil des jours, de découvrir « notre culture commune » qui nous relie au-delà de nos apparentes divergences.

Ainsi, étant informée de l’existence du programme Erasmus +, j’ai donc décidé de postuler à un échange de jeunes grâce à une annonce découverte sur internet ( le site de référence en la matière est celui-ci : https://www.salto-youth.net ).

Comme tout youth exchange celui-ci est construit autour d’un thème avec des objectifs et des activités qui nécessitent l’implication des jeunes à toutes les étapes du projet (préparation, réalisation et évaluation). Les thèmes des échanges sont très variés (sport, art, culture, environnement, patrimoine, médias, santé, etc). Ainsi lors de la découverte d’un échange de jeunes, le jeune candidat doit remplir une application form où il explique son intérêt pour le projet, sa motivation, ses attentes, ses expériences, mais aussi son niveau d’anglais.

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En l’occurrence, cet échange de jeunes du 6 au 14 février 2015 était placé sous le thème de Organication life, et se déroulait dans la ville d’ Ordu en Turquie. Il s’agissait lors de cette semaine de réfléchir à l’agriculture biologique, aux OGM et plus largement à la mondialisation et à ses conséquences sur notre alimentation. Durant une semaine, des jeunes venus de Turquie, Espagne, France, Italie, Hongrie, Slovaquie, Roumanie et Macédoine ont donc réfléchi à ces problématiques et exposé la situation dans leur pays respectif. Ils nous ont aussi fait part de ce qu’eux souhaitaient et espéraient à cet égard (interdiction, davantage de commerce équitable, etc).

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À la fin de ces journées se déroulaient également des intercultural evenings, il s’agissait
alors de présenter son pays, sa musique, son folklore et sa cuisine …

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Véritable moment de partage et d’enrichissement, c’est certainement pour tous les moments les plus mémorables de l’aventure !

Remarquons par ailleurs que ce programme ayant été conçu dans l’idée d’être accessible à tous – et luttant alors dans une certaine mesure contre cette idée « d’Europe élitiste » – tous les frais de transport ainsi que l’hébergement et la restauration ont été pris en charge, avec toutefois un montant maximum de remboursement fixé.

Alors, qu’attendez-vous ?! 🙂

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