La crise des réfugiés est sans aucun doute le plus grand défi auquel l’Europe a dû faire face depuis la fin de la 2ème guerre mondiale. Avec un mot à la clé : la solidarité entre les Etats-membres. Or, face à l’arrivée de milliers de réfugiés syriens, afghans et irakiens qui fuient la guerre, la même solidarité posée aux débuts de la Communauté européenne semble avoir disparue. L’UE n’a jamais été aussi divisée : aucun pays membre ne veut des réfugiés sur son territoire. La prospérité économique semble avoir fait tourner la tête de l’Europe : pour elle, ces milliers de gens qui ont tout perdu ne sont pas des êtres humains, mais un problème dont elle doit se débarrasser à tout prix.

Quelque part, il est aussi triste de voir que l’Europe a la mémoire courte : elle semble avoir trop rapidement oublié la misère humaine et les millions de gens laissés sans abri, ni famille sur son territoire après les derniers tirs de cannons en 1945. Pire, elle semble avoir oublié les fondements mêmes de sa « maison commune » et les valeurs qui ont fait d’un continent complètement ravagé par la guerre, celui de la paix et de la prospérité que l’on connaît aujourd’hui. Face aux conséquences de la guerre en Syrie, tout aussi terrifiantes que celles de la 2ème guerre mondiale, l’Europe reste indifférente, hypocrite et impuissante.

La proposition récente de réforme du système d’asile qui ne fonctionnait plus depuis des années témoigne que l’Europe fait des efforts, essaie de trouver des solutions. Mais le résultat est plutôt décevant et catastrophique pour son image: des solutions à l’arrache sans une réelle réforme et une politique de marchandage avec la Turquie pourrait coûter beaucoup trop cher aux 28. L’Europe des droits de l’Homme et des valeurs universelles, celle pour laquelle tant d’hommes se sont battus, mérite pourtant mieux que cela.

Les faits de l’actualité et le contexte

Mercredi passé, Bruxelles a proposé aux 28 deux propositions de réforme du système de Dublin: la première veut garder le système de demande d’asile dans le pays de première entrée, mais prévoit une porte de secours en cas de flux migratoire massif comme celui que connaît actuellement l’Europe: un mécanisme de « relocalisation » et de répartition structurel. Un « Dublin-plus », selon l’expression de Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne.[1]

svetaa fotoooooLa deuxième imposerait à chaque pays refusant d’accueillir son quota de réfugiés une taxe de 250’000 euros par migrant refusé et c’est celle-ci qui a été choisie.[2] Cette proposition s’inscrit dans les efforts de la Commission Juncker d’établir un programme de relocalisation de 160’000 réfugiés dans les différents Etats-membres en été 2015[3]. Or, ça n’a pas marché.

Le règlement Dublin, critiqué depuis des années, est clairement dans la ligne de mir. Et pour cause : l’afflux soudain et massif de migrants a révélé les failles d’un système qui ont mis une pression démesurée sur les pays de « première entrée » tels l’Italie et la Grèce. Malheureusement, la dite « réforme » ne change rien au système lui-même et les Etats-membres sont loin d’être enthousiastes.

Cette proposition de la Commission va de pair avec la décision d’exempter les visas pour les Turcs, l’un des engagements pris par l’UE dans le cadre de l’accord migratoire, signé le 18 mars 2016 entre Angela Merkel et Ahmet Davutoglu.[4] Un accord fortement controversé et critiqué par Amnesty International, Médecins sans frontières et les Nations Unis qui le qualifient comme déshumanisant et illégal du point de vue du droit international et humanitaire.[5]

Selon les termes de cet accord, tous nouveaux migrants arrivés en Grèce doivent être renvoyés en Turquie, proclamée comme « pays sûr ». En échange, l’UE s’engage à lui verser 6 milliards d’euros et d’accueillir le même nombre de réfugiés déjà installés en Turquie, mais seulement s’ils sont Syriens, selon le principe du « un pour un ».[6] Autant dire qu’il ne reste pas grand-chose du droit d’asile.

Quant à l’exemption des visas, elle a été promise seulement si la Turquie remplit 72 conditions dont la lutte contre la corruption et la réforme de la loi anti-terroriste. Or, jusqu’à ce jour, elle ne couvre que la moitié, refuse de toucher à sa loi anti-terroriste et menace de se retirer de l’accord migratoire.[7] Cette pression importante a fait que Bruxelles s’est précipitée pour régler la question des visas plus rapidement que prévu en cédant sur sa position initiale.

L’Union Européenne cherche donc désespérément une réforme du système de Dublin pour soulager la Grèce et l’Italie des vagues de migrants qui les submergent, mais sa proposition ne change rien à la situation et ressemble plus à une mesure coercitive qu’à une véritable réforme. De plus, l’Europe se met à marchander avec un pays qui ne respecte pas les droits de l’Homme et la liberté de la presse, qui sont des valeurs fondamentales dont l’Union Européenne s’est faite l’ambassadrice à travers le monde. En acceptant l’exemption des visas pour les turcs en voyage en Europe pour une courte durée, elle fait un immense compromis pour céder aux conditions posées par un pays qui piétine ses valeurs sans même chercher à s’en cacher. Le deal a été critiqué comme « immoral and borderline illegal »[8] par des associations humanitaires.

Cette façon de régler le problème de l’accueil des migrants en soulève un autre : celui du respect des droits de l’Homme. Car au fond, comment espérer « régler » le problème humanitaire en se pliant en quatre pour plaire à un Etat comme la Turquie? Qui écoutera la voix de l’UE demain au sein des organisations internationales quand elle se portera défendrice des droits des plus démunis ? La réponse est très simple : personne.

La question qui se pose donc de manière logique est l’Europe n’est-elle pas en train de vendre son âme au diable ? Car il semble qu’elle recherche auprès du président Erdogan une solution miracle au problème des migrants, une solution tellement miraculeuse qu’elle vaut tous les sacrifices.

Les droits de l’Homme en Turquie

Depuis toujours, la Turquie passe pour un mauvais élève en matière du respect des droits de l’Homme. D’abord parce qu’elle n’a jamais reconnu le génocide arménien et la persécution des kurdes comme des affronts à l’humanité, et ensuite parce qu’elle met grandement en cause la liberté de la presse.

A titre d’exemple, une tentative d’assassinat à l’encontre d’un journaliste a eu lieu devant le tribunal d’Istanbul le 6 mai dernier. [9]Par ailleurs, deux journalistes ont été jugés et condamnés à plusieurs années d’emprisonnement pour avoir divulgué le trafic d’armes organisé par les services secrets turcs pour alimenter la rébellion en Syrie.[10] En somme, pas moins de 31 journalistes sont actuellement en prison en Turquie[11], illustrant les difficultés que rencontre la liberté d’expression dans ce pays.

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L’autre fait d’actualité qui donne matière à réflexion est le refus catégorique du président Erdogan d’alléger les lois anti-terroristes dans le pays. Ces lois sont larges et englobent un large panel d’acteurs, allant des groupes kurdes soutenus par les pays occidentaux pour combattre DAESH aux groupes marxistes avec une histoire de violence.[12]. L’allègement de ces lois est pourtant l’une des 72 conditions imposées par l’Union Européenne pour l’exemption des visas pour les citoyens turcs. Au contraire, le président turc veut élargir ces lois, les étendant aux étudiants, jourmalistes et législateurs soupçonnés d’être en contact avec des terroristes[13]. Cette mesure permettrait aux autorités turques de menacer plus largement sa population sous prétexte de la protéger d’elle-même, ce qui va à l’encontre des politiques cautionnées par l’Union Européenne en matière de terrorisme.

L’Europe est donc en train de négocier avec un pays dont le président s’enlise dans des mesures de plus en plus fermes, alors que selon ses propres principes, elle devrait s’en éloigner. Et depuis l’éviction de l’ancien premier ministre Davutoglu, pro-européen, le pays est laissé aux prises autoritaires d’un président aux pratiques de moins en moins démocratiques[14].

Les principaux acteurs et leur position

Les trois principaux acteurs que nous distinguons dans le cadre de ce débat sont la Commission européenne, les 28 Etats-membres et bien sûr la Turquie.

La Commission européenne

La Commission ne laisse pas le doute planer sur ses intentions : « L’objectif fondamental, c’est la solidarité », a dit une source institutionnelle, citée par La Croix. « L’option favorite, c’est une participation pleine et entière au mécanisme. Sinon, l’autre option, c’est la dissuasion. »[15] Or, cette illusion de réforme ne va rien changer ni pour les migrants, ni pour la Grèce et l’Italie et va pénaliser les Etats-membres en leur imposant une lourde taxe.

Le résultat des courses est le suivant : au lieu d’être solidaires, les pays européens sont profondément divisés non seulement sur la question de la taxe, mais aussi sur l’exemption des visas. La Turquie, elle, n’hésite pas à profiter de sa situation de force et d’exiger toujours plus de la part de Bruxelles qui sous la pression d’Ankara de rouvrir le robinet, ferme les yeux. Le 23 avril, Donald Tusk et Angela Merkela se sont dépêchés d’aller en Turquie. Lors d’une visite dans un camp de réfugiés, M. Tusk a dit : « «Aujourd’hui la Turquie est le meilleur exemple, pour le monde, sur la manière dont nous devrions traiter les réfugiés». [16]

 

Les Etats-membres

Comme on peut s’y attendre, les réactions des Etats-membres sont très divisées. Le ministre des affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto, a crié au « chantage » et qualifie la proposition de la Commission comme une « proposition non-européenne ».[17] Son homologue polonais, Witold Waszczykowski, ironise : « Je me demande s’il s’agit d’une proposition sérieuse, car elle ressemble à un poisson d’avril. »[18] La République Tchèque et la Slovaquie s’y opposent aussi et parlent d’une punition injustifiée des Etats-membres qui ne sont pas d’accords avec le système de quotas. Le premier ministre slovaque, Miroslav Lajcak a dit : « Mettre un prix sur chaque migrant est une question de limites éthiques et autres dont je ne parlerai pas. J’ai vraiment du mal à comprendre cela »[19].

D’une manière plus globale, nous avons d’un côté, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Danemark et les pays de l’Est qui sont contre, ainsi que la France. De l’autre, les pays comme la Belgique, l’Italie, la Suède, la Finlande et l’Allemagne sont pour cette mesure.[20]

Quant à l’exemption de visas, les Etats-membres sont plutôt inquiets. Cette décision, fortement symbolique et tout aussi controversée que l’accord signé en Mars, va donner la possibilité à 72 millions de Turcs de voyager librement dans la zone Schengen. Cela ne plaît pas du tout à beaucoup de pays européens, y compris la France. Elle s’est fortement opposée à la décision de Bruxelles et a fait savoir à de nombreuses reprises que la libéralisation devait suivre le processus habituel et ne devait en aucun cas bénéficier d’une procédure bâclée. L’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt, président de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, a dénoncé un chantage. [21]

La Turquie

Et c’est vrai, les conditions imposées à la Turquie par l’accord ne sont pas remplies. Erdogan, se retrouvant en position de force, n’hésite pas à montrer ses dents à la Commission et lui tient tête : pas question de toucher à la loi anti-terroriste, étroitement liée à la communauté Kurde. Tout récemment, il a affirmé: « L’UE nous demande de modifier la loi antiterroriste. Mais alors dans ce cas nous dirons : Nous irons de notre côté et vous du vôtre. Mettez-vous d’accord avec qui vous pouvez ».[22] Cette déclaration illustre la position de force dans laquelle il se trouve actuellement face à une Europe qui ne sait plus quoi faire pour garder la tête hors de l’eau.

Le traitement dans les médias

Presse francophone:

De manière globale, ce sont Le Monde et le Temps qui expliquent le plus clairement la proposition de la Commission et les enjeux des exemptions des visas pour les Turcs. C’est Le Monde et le Figaro qui font le lien dans un même article entre cette décision de la Commission et la nouvelle proposition de taxe de solidarité.[23] Dans Le Temps, comme on peut  s’y attendre, on ramène la problématique vers la Suisse : même si elle n’est pas d’accord avec Bruxelles, elle serait obligée de suivre car membre de l’espace Schengen. Du côté du droit d’asile, le Temps fait le parallèle avec la loi d’asile suisse qui serait votée en juin.

Quant au traitement Gauche vs. Droite, nous nous sommes intéressés surtout au Figaro et au journal La Libération. Les articles de celui-ci sont très critiques vis-à-vis de l’UE, ils sont plus analytiques et plus tournés vers l’humanitaire, les valeurs et les droits de l’homme que les articles du Figaro.[24] Ce dernier et Le Point s’intéressent plus à la pression exercée par la Turquie et la position des hommes politiques en France.[25]

 

Presse Suisse:

Dans la presse Suisse, ce sont surtout le journal Le Temps et le magazine l’Hebdo qui en parlent en faisant un parallèle avec la loi d’asile suisse qui sera votée le 5 juin.[26]

Pour ce qui concerne l’exemption des visas, par contre, la Suisse traite la question de manière plus importante car elle est directement concernée en tant que membre de l’espace Schengen : même si elle n’est pas d’accord avec cette mesure, elle est obligée de suivre la décision de la Commission.[27]

Presse britannique :

Dans la presse britannique, il est intéressant de distinguer les articles de droite des articles de gauche, car ils ne parlent pas du débat sous le même angle.

Les premiers s’indignent de la quantité d’argent que David Cameron est prêt à payer pour que la Turquie retienne les migrants[28], et souhaite absolument quitter l’UE pour se débarrasser de ses migrants. En somme, elle parle sans complexes de la question des migrants au Royaume-Uni, les mettant au cœur du débat[29].

La presse de gauche, par contre, évite soigneusement d’évoquer les migrants, et se concentre sur la question de la politique interne de la Turquie. Elle souligne la question de l’éviction de l’ancien premier ministre turc, Davudoglu, et les conséquences que cela a sur le pays, notamment le pouvoir que cela donne actuellement au président Erdogan et les conséquences que cela risque d’avoir sur la démocratie en Turquie[30].

Presse italienne:

Les médias italiens s’indignent sur le comportement des Etats continentaux. La Repubblica écrit : « Sept mois se sont écoulés depuis la mise en place du plan Juncker, censé alléger la pression qui pèse sur l’Italie et c’est tout le contraire qui se produit. Les Etats membres renvoient plus de migrants qu’ils n’en accueillent. »[31]

La Stampa parle d’une « réformette » et affirme qu’en pratique, la proposition de la Commission ne va rien changer pour l’Italie qui devra garder à sa charge l’enregistrement et l’identification de ceux qui arrivent, jusqu’au moment où le flux dépasse 150 %. [32]

Conclusion

En somme, nous souhaitons mettre en avant un aspect encore peu souligné par les médias que: l’enjeu autour des valeurs de l’Union Européenne. Les préoccupations principales des médias restent l’immigration, la politique interne de la Turquie et le rapport de force entre les deux blocs.

Tous ces débats sont pourtant périphériques à la crise des migrants, qui est en soi une crise humanitaire comme l’Europe n’en a pas connu depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Et toute crise humanitaire confronte les ressources et les valeurs. C’est bien la question qui se pose actuellement pour l’Union Européenne : comment conjuguer manque de ressources et droits de l’Homme ?

En tout cas, pas en signant des accords avec un gouvernement de plus en plus autoritaire dont l’oppression de la liberté de la presse doit être au moins une grande alarme pour les hommes politiques européens. La solidarité entre Etats-membres ne viendra pas non plus à travers des taxes qu’ils devront payer. Bien au contraire, cette approche divise au lieu de rassembler. Et les Romains l’ont bien dit: « Divide ut regnes ». Autrement dit, si l’UE ne se pose pas les bonnes questions aujourd’hui, demain sa stabilité et son autorité seraient fortement compromises. La montée des partis eurosceptiques, nationalistes et populistes partout en Europe en constitue une très belle preuve.

Puis il y a une autre question qui ne doit pas être négligée : qui écoutera demain la voix de l’Union européenne au sein du Conseil des droits de l’homme quand ses dirigeants ne s’intéressent pas au sort des millions de réfugiés mais plutôt à sauver la face? Comment Mme Merkel et M. Tusk expliqueront à leurs concitoyens et à leurs électeurs que la Turquie, après plus de 30 ans de blocage, va soudainement devenir membre de la famille européenne ?

Notre article a voulu remettre les droits de l’Homme au cœur du débat, et confronter l’Union Européenne aux conséquences de ses négociations sur son image et sur son message en matière de droits humains. Car si sa danse dangereuse avec la Turquie continue, les frais sur le long terme pourront être bien plus lourds que ceux qui sont nécessaires à accueillir des réfugiés. La Turquie exige aujourd’hui l’exemption des visas, demain elle pourrait bel et bien réclamer son adhésion à l’UE sous la menace d’ouvrir ses frontières. Quelle serait alors la réponse de Bruxelles ?

Pour essayer de mieux faire face à cette crise migratoire tout à fait inédite, l’Europe devrait se remettre en question : pas à travers des taxes ou des accords douteux, mais à travers de vraies réformes : de son système d’asile bien sûr, mais aussi de sa politique étrangère et de sécurité commune. Des réformes qu’elle a évidemment peur d’entreprendre, mais elle devra le faire : pour sauver ce qu’elle est, ce qu’elle représente et ce qu’elle va laisser aux Européens de demain.

[1] http://www.rts.ch/info/monde/7629151-la-commission-europeenne-propose-ses-idees-de-reforme-du-systeme-dublin.html

[2] http://www.courrierinternational.com/article/migrants-la-commission-les-moyens-de-vous-rendre-solidaire

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/dublin-la-commission-planche-sur-la-reforme-de-la-politique-d-asile_1780213.html

[3] http://www.nouvelle-europe.eu/160-000-refugies-repartir-dans-l-ue-le-defi-de-la-commission-europeenne

[4] http://www.rfi.fr/europe/20160507-accord-ue-turquie-migrants-visa-refugies-europe-accueil-erdogan

[5] http://www.liberation.fr/planete/2016/04/04/accord-ue-ankara-sur-les-refugies-il-s-agit-d-un-marchandage-assez-ignoble_1443888

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/13/97001-20160513FILWWW00132-migrants-msf-fustige-l-accord-ue-turquie.php

 

[6] http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/03/19/migrants-l-ue-et-la-turquie-signent-un-nouveau-pacte-controverse_4886070_3214.html

[7] http://www.lefigaro.fr/international/2016/05/04/01003-20160504ARTFIG00316-migrants-l-europe-cede-sur-les-visas-turcs.php

[8] http://www.foxnews.com/world/2016/05/05/turkey-eyes-visa-free-travel-to-europe-but-hurdles-remain.html

 

[9] http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/05/06/turquie-le-journaliste-can-dundar-vise-par-des-tirs-devant-le-tribunal-ou-il-est-juge-afp_n_9857244.html

[10] http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/turquie-deux-journalistes-condamnes-pour-divulgation-de-secrets-d-etat_1789788.html

[11] http://www.rts.ch/info/monde/7686512-prison-expulsions-condamnations-le-sort-des-journalistes-en-turquie.html

 

[12] http://www.foxnews.com/world/2016/05/05/turkey-eyes-visa-free-travel-to-europe-but-hurdles-remain.html

[13] Idem

[14] http://www.theguardian.com/world/2016/may/05/turkey-eu-refugees-deal-may-be-biggest-casualty-of-erdogan-supremacy

[15] http://www.la-croix.com/Monde/Europe/La-reforme-europeenne-de-la-politique-d-asile-fait-grincer-des-dents-2016-05-09-1200758729

[16] https://www.letemps.ch/monde/2016/04/23/turquie-veut-exemption-visas-ue-respect-accord-migratoire

[17]  http://www.la-croix.com/Monde/Europe/La-reforme-europeenne-de-la-politique-d-asile-fait-grincer-des-dents-2016-05-09-1200758729

[18] Idem.

[19] http://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/visegrad-countries-oppose-commissions-revamped-asylum-policy/

[20] http://www.lesechos.fr/monde/europe/021861656560-refugies-leurope-divisee-sur-la-reforme-du-droit-dasile-1215513.php#

[21] http://www.lefigaro.fr/international/2016/05/04/01003-20160504ARTFIG00316-migrants-l-europe-cede-sur-les-visas-turcs.php

[22] http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/05/07/l-accord-union-europeenne-turquie-sur-le-fil-du-rasoir_4915334_3214.html

[23] http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/05/04/les-quatre-volets-du-plan-de-la-commission-europeenne-contre-la-crise-migratoire_4913176_3214.html

http://www.lefigaro.fr/international/2016/05/04/01003-20160504ARTFIG00316-migrants-l-europe-cede-sur-les-visas-turcs.php

[24] http://www.liberation.fr/planete/2016/03/08/comment-l-europe-a-tourne-le-dos-au-droit-d-asile_1438353

http://www.liberation.fr/planete/2016/03/07/l-europe-forteresse-tombe-le-masque_1438132

[25] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/20/97001-20160420FILWWW00179-exemption-de-visas-pour-les-turcs-decision-de-la-commission-le-4-mai.php

http://www.lepoint.fr/politique/exemption-de-visas-pour-les-turcs-le-maire-et-fillon-s-inquietent-04-05-2016-2037113_20.php

[26] http://www.hebdo.ch/hebdo/chroniques/detail/l%E2%80%99asile-et-le-bonheur-d%E2%80%99%C3%AAtre-bien-n%C3%A9

https://www.letemps.ch/suisse/2016/05/09/mario-gattiker-crise-refugies-rend-reforme-asile-plus-urgente

[27] https://www.letemps.ch/search?keywords=Exemptions+de+visas+pour+les+Turcs&section=All
http://www.rts.ch/info/monde/7698917-l-europe-propose-une-exemption-de-visas-sous-conditions-pour-les-turcs.html

[28] http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/eu/12185806/EU-leaders-meet-to-discuss-migrant-crisis-latest.html

[29] http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/eureferendum/12187284/Turkish-refugee-deal-is-just-another-reminder-that-the-EU-means-immigration.html

[30] http://www.theguardian.com/world/2016/may/05/turkey-eu-refugees-deal-may-be-biggest-casualty-of-erdogan-supremacy

[31] http://www.courrierinternational.com/article/migrants-la-commission-les-moyens-de-vous-rendre-solidaire

[32] Idem.