Les recommandations que je peux faire aux étudiants de l’IEUG concernant la transition entre leurs études et leur entrée dans la vie professionnelle sont banalement classiques : entretenir de bonnes relations avec leurs professeurs (au moins certains d’entre eux avec qui le courant passe mieux), montrer son ardeur au travail, sa motivation à réussir, son intérêt pour la matière, sa mobilité par la pratique des langues étrangères et par un parcours d’étudiant diversifié internationalement.

C’est en effet ce que j’ai connu et ce qui m’a réussi dans mon cursus d’étudiant à l’Institut Universitaire d’Etudes Européennes de Genève (ancêtre de l’IEUG). Alors que je venais de France, avec un détour par l’Allemagne et une formation en Lettres et en Science économique, mes bonnes relations avec mon professeur d’économie (le Professeur Henri Schwamm) m’ont permis d’obtenir un stage auprès du Bureau d’Information des Communautés Européennes à Genève et de publier mon premier ouvrage, basé sur mon mémoire à l’Institut. Celles que j’ai nouées avec Orio Giarini, alors chargé de cours à l’Institut, m’ont conduit à intégrer l’Institut Battelle en tant que collaborateur pour une recherche sous contrat, puis l’Association Internationale pour l’Etude de l’Economie de l’Assurance, pour un premier emploi stable.

Parallèlement, les bonnes relations que j’ai nouées avec deux professeurs à l’Université, les professeurs Jacques L’Huillier et Olivier de La Grandville, m’ont conduit à entamer une thèse de doctorat sous la direction du premier nommé, à être recruté comme assistant, d’abord à l’Institut, puis au Département d’économie politique, et cela m’a conduit finalement à une carrière universitaire stimulante. De même, dans ma carrière de professeur de Science économique, j’ai noué des relations de confiance, puis d’amitié avec plusieurs de mes étudiants, dont j’ai eu le plaisir de piloter l’envol, soit dans une carrière académique, soit pour une carrière dans le privé, parfois aussi pour une carrière d’administration. Cela reste la partie la plus gratifiante du métier de professeur (avec l’activité de recherche et de publications). Et cela continue…

Henri Loubergé
Professeur Honoraire à la Geneva School of Economics and Management